mardi 3 juillet 2012

Billet du jour : A la recherche du Bikiny So Teeny

Ô joie intense ! Enfin, enfin, enfiiiinnnn !!!  

 
Non, je n’ai toujours pas retrouvé l’Homme. Ce qui me fait sautiller partout telle la petite fille que j’étais c’est d’avoir enfin mis la main sur LE Bikiny So Teeny de Essie. Ok c’est peut-être une réaction de pouffe me direz-vous, n’empêche que ça fait plus d’un mois que ce connard – pardon ! – de vernis me fait les yeux doux dans mon Cosmo et que comme ils indiquaient qu’il était en vente dans les Monoprix et Marionnaud, je me suis précipitée dans les deux enseignes dans l’espoir de LE trouver. Et ce ne fut pas simple croyez-moi ! 
Manque de bol, dans mon Monoprix, ils n’ont pas la nouvelle collection de vernis Essie, et je ne pouvais pas accepter de me contenter d’une autre couleur ou – scandale ! – d’une autre marque qui pourrait pourtant se rapprocher très fortement dudit vernis. 
Etant une Demoiz’Ëlle pour le moins coriace et déterminée, qu’à ce la ne tienne, j’irais voir chez Marionnaud et c’est à eux que je donnerai mes sous. Chose faite entre midi et quatorze heures la semaine dernière au centre commercial pas loin du boulot. Me voilà, rayonnante, passer le portique de sécurité et foncer tout droit sur le présentoir à vernis. Et BAAAM !!! Pas la nouvelle collection non plus. Ô désespoir, ô monde injuste et cruel. Vexée, que je ressors du magasin, et je vous raconte pas l’amabilité envers mes interlocuteurs dans l’après-midi… 
Ne me résignant toujours pas – quand je veux quelque chose, je l’ai – je décide de trouver une boutique en ligne. Je trouve, sauf que, le vernis n’étant déjà pas donné à la base, 13€, rajouter les frais de port en plus ça fait quand même un peu mal au cœur. Réfléchissons, réfléchissons, ah oui ! Le centre ville ! Il y a Monoprix ET Marionnaud. Il y en a même deux, je vais faire un tour vendredi soir.
« - Bonjour Mademoiz’Ëlle – comment elle connaît mon nom blogosphérique celle-là ? - je peux vous renseigner ?
- Oui, je cherche les vernis Essie… 
- Ah, ici nous ne faisons que les parfums, il faut aller à l’autre boutique, dépêchez-vous avant que ça ferme ».
Pas de problème, je descends en trombe la rue pour passer la porte, à temps, du Marionnaud cosmétiques. Même pas un regard pour les présentoirs de produits soldés – non, vous ne me déconcentrerez pas –  et là, avec un peu d’appréhension, je me retrouve devant le stand Essie. Rapide tour des couleurs, une fois, deux fois… Et là, je LE vois, LE Bikiny So Teeny, tout sage et bien rangé avec ses copains, comme s’il m’attendait. Victoire !  
Je le prends vite, file à la caisse et paye. TADAM, il est dans mon sac ! Pas mécontente de l’avoir enfin en ma possession, je le prends en photo pour faire partager à ma copine des Chroniques de la Blonde qui suit depuis le début la mésaventure. Chéri au téléphone aussi est au courant de l’acquisition. Bon, il est un peu moins enjoué mais je m’en fous.  
Et j’avoue ma faute, je n’ai attendu qu’hier soir pour le tester, en regardant l’amour est dans le pré. J’adore le rendu, mat, qui met un peu de couleur dans la grisaille bretonne – non, ce n’est pas un pléonasme, des fois il fait beau et en plus il n’y a que dans le sud que l’été n’est pas pourri… 

Je file en vous laissant admirer ci-dessous le chef d’œuvre. Et je crois que ce vernis sera le premier d’une longue collection Essie…

C'est un peu flou mais j'ai fait de mon mieux ...


Bisous bisous,
Mademoiz'Ëlle.

mercredi 27 juin 2012

Billet du jour : Le complexe de la tortue (ninja rouge)


Bon ok le titre de ce billet ne vous évoquant sûrement pas grand chose ou si, peut-être que je régresse, je m’explique. On va remonter loin dans mon enfance je vous préviens. Il s’avère que ma chère Maman, après avoir mis au monde ma grande sœur prénommée Vanessa six ans plus tôt a choisi, avec l’aide de mon Papa de me donner à moi un prénom mixte. Alors qu’à la base, s’ils ne s’étaient pas concertés – chose qui arrive rarement quand des parents attendent un enfant – je me serais appelée Alicia si Maman avait été toute seule, et Céline ou Louise si Papa était macho et ne demandait pas l’avis de Maman. C’est pas que j’adore les prénoms que je viens de citer, mais ils ont un avantage et pas des moindres, ils sont féminins. Parce que certes, Raphaëlle c’est joli et maintenant que je suis adulte, mature et responsable - ... -  j’apprécie mon prénom à sa juste valeur mais ça n’a pas toujours été le cas.

Raphaël(le), c’est plus souvent attribué à un petit garçon qu’à une petite fille et déjà rien que ça c’est chiant. Parce que quand t’es petite, et qu’un dessin animé des Minikeum’s a un de ses personnages principal qui s’appelle Raphaël et que de surcroît c’est une tortue, c’est pas tous les jours faciles dans la cour de récré. Alors imaginez quand en plus Ferrero sort la variante de ses rochers : Les Rafaelos. Déjà que j’aimais pas mon prénom, mais alors là on touche le fond, et c’est reparti pour les blagues vaseuses de mes petits camarades de classe. Rassurez-vous, j’avais quand même des copains et des copines, c’est pas handicapant à ce point-là, mais quand on est haute comme trois pommes, un petit détail nous paraît une montagne.  Et j’insisterais de plus sur le fait  que je n’aime ni les tortues, ni les Rafaelos.

Puis après les épisodes où j’étais une tortue ninja et où j’étais affublée d’un surnom représentant une boule blanche recouverte de copeaux de noix de coco, - la classe ! – la Star Académy fait son entrée sur nos petits écrans et là re-belotte, la prof de théâtre, Raphaëlle est surnommée Raphy. Je vous raconte pas le nombre de fois où des copines à fond dans le show arrivaient dans la cour du collège, me disait « Raphyyyyyyy ! » et baissait du coup considérablement dans mon estime. Je déteste ce surnom, moi, on m’appelle Rapha, faut pas chercher de variantes.

Et gardons le meilleur pour la fin, lorsque tu commences à te faire draguer par les garçons ô combien intelligents « Eh mademoiselle tu t’appelles comment ? Raphaëlle. Ah mais t’es un mec en fait ?! Quoi, ça te fait pas rire ? Tu vois ma tête là ? Tu la vois bien ? Bah j'suis au maximum de mon sourire."
 
Bref, vous comprenez que ça n’a pas été facile tous les jours mais même avec toutes les remarques et autres appréciations plutôt débiles entendues, je crois que depuis que je suis sortie de l’adolescence – je ne saurais pas trop vous dire quand exactement mais j'en suis sortie – j’aime mon prénom et je trouve que finalement mes parents ont fait un bon choix.  Parce qu'au moins, moi j'ai un prénom original. 

Pour terminer en faisant un cliché genre je vis dans le monde des Bisounours, je dirais que quelles qu'elles soient, nos différences sont nos atouts et que si nous étions tous pareils finalement on se ferait chier, parce qu'en y réfléchissant, c'est parce que la plupart des personnes que l'on aime sont différentes de nous qu'elles nous apportent tant...

Sur ce, j'vais aller rejoindre mon lit ainsi que Mlle Bradshaw dans "Le journal de Carrie".
Bisous bisous.
Mademoiz'Ëlle.


lundi 25 juin 2012

Billet du jour : Ma première fois (Non, non, rassurez-vous, je ne vais pas vous raconter ma première expérience sexuelle)

 Bien le bonjour en ce début de semaine plutôt pourri : il pleut, j'me suis pris la tête avec les voisins-du-dessous ce week-end et pour couronner le tout, Chéri est parti hier après-midi accomplir son devoir de militaire pendant deux semaines.
Bon ok, deux semaines c'est pas la mort.
Sauf que moi j'ai perdu l'habitude quoi. Bah oui, Chéri est militaire mais n'était jamais parti, c'est-à-dire que depuis que nous faisons toit commun, soit depuis un peu plus d'un an, la séparation la plus longue n'a été que de vingt-quatre heures. Depuis, les longues semaines à l'attendre le week-end les premiers temps de notre relation, je les avais oublié - mémoire de Némo? Non. - donc forcément, ça fait drôle. 

Nous voilà revenu un peu moins de deux ans en arrière, quand il fallait que je l'accompagne sur le quai de la gare chaque dimanche pour ne pas qu'il rate son train de 17h51, les yeux larmoyant tels ceux du Chat Potté de Shrek et le retour chez Papa - Maman où je filais droit au fond du couloir à droite - ma chambre - et que je pleurais son départ. 

 Ah l'amour.

Ouais, sauf que j'ai pris de la bouteille, maintenant je suis une dure. Ou pas... Je déteste dire au revoir. En plus hier il pleuvait, c'était tout gris, c'était tout triste. Logique que mon moral suive. J'ai même eu droit à des larmes aux yeux, IMAGINEZ le truc, Chéri ne pleure JAMAIS, c'est à croire qu'il n'a pas d'eau dans les yeux... Donc ni une ni deux, des gros bisous et c'est la gorge serrée que je remonte dans la voiture, pour enfin exploser dès que je ne suis plus dans son champ de vision. Mais pas longtemps hein, fallait que ça sorte je crois.

Bref, je rentre faire un tit câlin à Poussin, mon enfant-chat, et après ma séance soin du visage et courses sur Leclerc drive, pourquoi ne pas louer un film de filles, chose que je ne peux pas faire quand Monsieur est là ? Direction le vidéo club sur ma box où je regarde un peu les nouveautés.    
En faisant défiler la liste, je tombe sur "Ma première fois", un film dont ma cousine m'avait parlé. 

Je matte la bande-annonce, Oh ça à l'air chouette, romantique et tout comme j'aime. Go, je prend. Bien enveloppée dans mon peignoir et avec Poussin à fond les ronrons, c'est parti pour une heure trente d'amour. J'avais un peu peur que ça ne soit pas top et bien j'me suis fourrée le doigt dans l'oeil mais alors profond ! On se prend hyper vite à l'histoire, et inconditionnelle fleur bleue que je suis rêvant du prince charmant, forcément j'ai accroché. Tout allait bien donc, jusqu'à la dernière demi-heure du film. 
Sortez les mouchoirs! Larmes incontrôlées sous forme de torrent! 
 Bah ouais quoi, c'est pas que je suis une nunuche chochotte qui pleure à tout bout de champ, mais là, après le départ de Chéri, pas franchement joyeux et sachant que j'étais toute seule pour deux semaines, fallait pas espérer rester stoïque genre "Rien ne m'atteint". Mais merde, quelle idée de regarder un film comme ça ? Bon en même temps, on se doute pas non plus donc... Ce qui est sûr en revanche, c'est que ce film se classera dans mon top films-de-filles. A voir.

Chéri me manque déjà, et moi je suis bonne à regarder des films d'amour en sachant que je ne pourrais pas me lover dans ses bras après... 
Serais-je maso ? 
Je ne crois pas. Mais je conseille à toutes celles qui, avec la routine, se disent que les sentiments sont peut-être moins forts, de tester la séparation, parce que comme toute fille digne de ce nom se posant des questions, je m'étais fait la réflexion, et le verdict est sans appel, c'est bon Chéri, on s'aime encore très fort ! Tu rentres maintenant ?



Bon après-midi mes Demoiz'Ëlles.